• Créations diverses

    Tout ce qui ne concerne pas la littérature ^^

  • Chers gens, je suis de retour. Et le blog a dépassé les 5000 visites, wtf.
    Cela fait longtemps que je me répète qu'il faut que j'écrive un article à propos de mes photos. Et donc, après un instant d'intense procrastination, j'ai décidé de m'y mettre.

    Dans la photographie, ce qui m'intéresse n'est pas la prise, le procédé photographique, mais la retouche. Il faut bien l'avouer, je n'ai aucune compétence photographique (je n'y connais vraiment rien), mais des bases solides en graphisme.

    Ce qui m'intéresse est en fait la composition, la création à partir du cliché original, la recréation. Mis à part quelques cas particuliers, mes photos n'ont souvent rien à voir avant et après retouche. 

    Je pense qu'en photographie, je cherche surtout à créer du fantastique, des atmosphères. Du mouvement aussi, mais je n'ai pas assez de compétences en photo pour y arriver.

    En outre, dans la retouche photo, je fonctionne complètement à l'instinct. Je ne suis aucune méthode et aucun concept. C'est aussi cela qui m'intéresse : l'entière liberté.

     Les photos sont par ordre de réalisation. Elles ont chacune leur petite histoire, étant donné que je n'en fait pas tant que ça. Vous pouvez en voir d'autres sur ma galerie Flickr.

    Midsummer's night

    C'est mon frère sur cette photo, prise à la fin du mois de juillet 2014, à Cairns en Australie. Je l'ai appelée Midsummer's night, parce que c'était effectivement le plein milieu de l'été, et que Midsummer's night dream. (Le songe d'une nuit d'été). La nuit tombait quand je l'ai prise, et je pense avoir bien réussi à transmettre cette ambiance particulière d'une nuit australienne d'hiver (là est tout le paradoxe).
    En vrai, quand j'ai prise cette photo, c'était à un arrêt de bus miteux et mon frère faisait la gueule, ce qui rend étonnement bien.

     

    Shatter Me 

    Septembre 2014. Je pense que la retouche a duré au moins quatre heures. La prise, une ou deux. La photo est complètement inspirée du clip Shatter Me de Lindsey Stirling ; je voulais recréer un concept similaire. Hormis les brushs de brisures, tout a été entièrement réalisé par moi (d'ailleurs, c'est moi dessus). Ce fut long et ardu, mais le résultat en valait la peine xD
    J'aime bien l'idée des distances et plans confondus, ramenés à un seul. La glace de verre est brisée, mais il y a aussi des brisures sur le corps et une lumière sur le collier, situés à l'arrière de la glace. Un trou dans la glace ouvre sur le fond enneigé : les plans du personnage sont ramenés à un seul, comme une photo dans une photo (même si là, ce serait plutôt un miroir). Sans aller jusqu'à parler de mise en abyme, il y a tout de même un peu de ça.

      Sad Eyes

    Je ne me rappelle plus quand cette photo a été prise, probablement en décembre ou en janvier ; je l'ai retouchée en mars.
    Elle a été prise près de chez moi et j'associe l'atmosphère rendue à une ambiance familière, des souvenirs personnels de soirées dans ma maison.
    Je l'ai intitulée Sad Eyes, parce que Duelist. Un film coréen sorti en 2005, immédiatement propulsé à la tête des meilleurs films que j'ai vu, et même des œuvres d'art m'ayant le plus marquée. Je vénère ce film, il me correspond parfaitement.
    Après avoir retouchée cette photo, j'ai trouvé que l'ambiance évoquait un peu celle de Duelist (du fait de la lune tranchante, des lumières rouges, les ombres sur la rue), d'où le titre – Sad Eyes est le surnom du personnage interprété par Kang Dong Won. 
     

    Aura

    Cette photo ne rend pas bien miniaturisée, regardez-là en grand. Je crois l'avoir prise en août, j'ai commencé à tester une retouche en janvier, j'ai abandonné, je l'ai ressortie du placard en avril. C'est moi dessus, à la campagne (la photo originale est dans les tons verts).
    Je l'ai intitulée Aura, parce que … eeeh bien je ne savais pas comment l'appeler, et j'avais relu la veille un roman ado fantastique que je n'avais probablement pas relu depuis mes onze ans, et si ce roman ne casse pas des briques (vraiment pas), il a un concept très développé des auras. Rien que ce concept vaudrait largement le coup d'être adapté à l'écran (pas l'histoire en revanche). Tandis que je le relisais, je me demandais si ma vision de la magie comme procédé scénaristique, des auras, des couleurs mouvantes n'avait pas été influencée par ce bouquin.

    Ce n'était pas le but à l'origine, mais peut-être que cette photo me représente bien, peut-être qu'elle représente bien mon aura. J'ai l'impression d'avoir trouvé les teintes exactes dans ma représentation. 

    Mistère

    Prise aussi à la campagne, à la même période, retouchée en mai. Temporairement appelée Mistère – les mistères étaient des pièces de théâtre jouées devant les églises au Moyen-Âge, et c'est effectivement le parvis d'une église. Mais ce titre ne me convient pas car j'ai volontairement coupé le toit, pour couper l'aspect religieux. Le parvis, les marches, les lumières, le ciel sont les éléments principaux. Si j'avais laissé la façade entière, le bâtiment aurait été imposant, écrasant, ce qui aurait eu son petit effet mais que mon athéisme désapprouve. 

    J'aime bien l'atmosphère rendue, elle correspond aussi à des souvenirs personnels dans cette campagne où je vais si souvent.


    J'espère que mes petites histoires vous auront intéressées. N'hésitez pas à me donner votre avis. Et à me raconter votre vie. Quelle photo préféreriez-vous  ?


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  • En sortant de chez moi, aujourd'hui, on entendait encore les sirènes des pompiers.

    J'ai pris le métro et suis descendue à Bastille, en prenant le boulevard Richard Lenoir. On voyait de temps en temps des camions de pompier et des voitures de police passer, mais il semblait que le calme après la tempête était tombé.


    Il y a sur le boulevard, tout près de la rue des locaux de Charlie Hebdo, des bouquets et des bougies déposés à l'endroit où est mort le policier pendant la fusillade. Celui-là même dont la vidéo de la mort atroce fut diffusée, un gardien de la paix musulman et français auxquels certains ont rendu hommage.

    Paris ne se soumet pas

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    En quittant la rue adjacente, une fille clame haut et fort : « La liberté vaincra ! »

     

    Et on arrive au croisement de la fameuse rue, noire de monde malgré les trombes d'eau qui nous tombaient dessus. Une barrière bloque le passage après le numéro 2. Un nombre invraisemblable de bougies, fleurs, dessins sont posés partout, partout, malgré la pluie, il y en a énormément et il y a énormément de gens autour qui se recueillent, posent quelque chose à leur tour, prennent des photos, regardent.

    Car il y a tant de choses à regarder, tant d'empathie, de valeurs, de douleur, d'humanité, posés à terre, accrochés sur les murs. 

    Paris ne se soumet pas

    Il s'agit bien de valeurs et de principes et c'est bien ça qui empêche de tomber dans la psychose  d'un nouvel attentat ; dans les rues personne ne cède à la panique, nous sommes debout et refusons de nous terrer, les français sont forts, les français sont des insurgés, c'est un des fondements de notre identité.

    Et c'est vraiment beau à regarder.

    La rue Nicolas Appert (nb : le créateur de la boîte de conserve), où a eu lieu l'attentat de Charlie Hebdo.

    Paris ne se soumet pas


    Après je me suis rendue Porte de Vincennes, mais mon appareil était déchargé, donc pas de photo ‹_‹
    Il y avait une foule de manifestants juifs comme autres, rassemblés, avec pour seul drapeau celui de la France, et qui ont chanté la Marseillaise.

    Demain je vais à la Marche républicaine. J'en prendrai peut-être d'autres. L'article sera édité.


    « Je préfère mourir debout que vivre à genoux », Charb. 



    Spoiler:

    Paris ne se soumet pas

     

    Bastille. Opéra Bastille à gauche. 
    Oui, il y avait autant de monde même hors du parcours de la marche et en début d'après-midi.

    Paris ne se soumet pas

     

    Ça mérite d'être rappelé. C'était un des buts de la marche civile et tout le monde s'y accordait.

    Paris ne se soumet pas

     

    Place de la Nation, statue centrale.
    Désolée pour la qualité pourrie des photos, elles ne sont pas retouchées car j'ai la flemme j'ai pas vraiment le temps en ce moment (le travail, les concours, tout ça).

     

     


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  • Le lointain

     

    « 

    Aux galets le flot se brise
    Sous la lune blanche et grise,
    Ô la triste cantilène
    Que la bise dans la plaine ! 
    — Elfes couronnés de jonc,
    Viendrez-vous danser en rond ?

     »

    Jean Moréas, Le Rhin.

     

    Photographie prise en Août dernier, en Charente.
    Je suis depuis peu sur Flickr, vous pouvez y voir quelques unes de mes photos.
    J'écrirai sûrement des articles à ce propos, car chacune de ces images a une histoire particulière.
    Vous pouvez également me retrouver sur Pinterest, surnommé par moi-même nid aux merveilles pour ceux qui savent bien chercher.

    Pour le moment, je profite de mes quatre jours de vacances pour partir changer d'air à l'endroit-même où a été prise cette photographie.

    Bonne soirée à vous,
    Eldalis ·


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