• Eldalis Orlamonde

    Je suis à un tournant de ma vie.

    Je ne sais pas ce qu'il y aura après. Je n'en ai aucune idée. L'avenir est flou.
    Mais j'ai parfaitement conscience de tout ce qui s'est passé avant.
    Et j'ai peur de me perdre, profondément peur. 

    Alors, puisque je suis à un tournant, j'aimerais faire le point sur ce que je suis aujourd'hui, sur ce que j'ai fait.
    Un peu à la manière d'un blog que j'adore, tenter d'expliquer mon mode de pensée en neuf points, car à priori c'est quelque chose qui ne devrait pas changer (et que neuf mon chiffre préféré).
    Rien de bien intéressant, je le fais surtout pour moi. Je ne pense pas que cela intéresse quelqu'un (ou que quelqu'un ait le courage de le lire en entier haha) mais après tout pourquoi pas, moi-même j'aime bien connaître la vie et le mode de pensée des gens qui m'intriguent. (il y en a beaucoup) 
    Jusqu'à là j'avais soigneusement évité ce genre de machin sur ce blog. Ça m'énerve de raconter ma vie mais j'ai besoin de clarifier à l'écrit mes pensées.
    L'article sera agrémenté d'images enregistrées sur le bureau de mon ordi (il y en a  près de 500).
    Faîtes-moi signe si vous avez été intrigués au point de tout lire xD Commentez les images ou expliquez-moi votre mode de pensée, ça m'intéresse :)

     

     

     I. Réel et irréel

    Quand j'étais petite, on me taxait souvent d'être trop rêveuse.
    Ce qui ne m'empêchait pas de mettre une application certaine à tout ce que j'entreprenais, que ce soit cours, gribouillis ou rêveries.
    En fait, je m'appliquais sûrement trop dans l'irréel, ce qui n'est pas considéré « normal ».
    (entendons-nous, rêveries se rapporte principalement à l'invention d'histoires mettant en scènes mes personnages dans les univers des shônens que je piquais à mon frère)

    Avec le temps j'ai strictement séparé mon esprit en deux : la partie ancrée dans le réel et celle qui vole dans des univers inexplorés. Les deux fonctionnent en même temps. Comme j'ai rapidement compris que rêver, c'était mal du point de vue de la société, j'ai développé la capacité à rêver en faisant quelque chose de concret en même temps. 
    Sauf qu'avec le temps, la "rêverie" folle et désordonnée s'est transformé en l'imagination, la plupart du temps de scénarios d'histoires diverses et variées.
    Donc voilà, je peux travailler et peaufiner des scénarios en même temps. 
    À part les rares moment où je plonge dans l'intensité d'un exercice de maths, ce qui est une sensation résolument irréelle de coupure totale avec le monde, et c'est assez fascinant.

    Au fond, j'ai vraiment les pieds sur terre.
    Mais j'ai besoin de me déplacer mentalement ailleurs, sinon je ne tiens pas.

    À mes onze ans, quand je suis entrée au collège, il y a eu le premier grand tournant dans ma vie.
    J'ai appris à réfléchir.
    J'entends par là : réflexion critique et autonome sur ce qui nous entoure ou ce que je fais, causée sûrement par le mal-être adolescent naissant. C'est aussi le moment où la rêverie s'est transformée en imagination. C'est aussi le moment où j'ai commencé à écrire de vraies histoires (et pas une bouillie de rêverie sans queue ni tête)
    Je pense sincèrement que j'ai une âme depuis mes onze ans.

     


    C'est un peu mon esprit à onze ans ça.
    On ne voit rien autour et devant, mais on sent qu'il faut continuer le chemin.

     Mais globalement, j'ai réussi très vite à gérer imagination/réel.
    Sachant que le réel prend le dessus quand je suis avec des gens et l'imagination quand je suis toute seule, basiquement.

    II. Réflexion

    À onze ans donc, s'est ajouté la réflexion à la liste de mes aptitudes (avec la création).
    C'est bien pratique, parce qu'elle peut recouvrir toutes les autres.
    Réflexion sur le réel, sur l'imagination, sur la création.
    Donc quand j'étais avec des gens (le réel), je pouvais tout de même partir dans des univers inexplorés grâce à la réflexion.
    Pratique.

    À onze ans donc, j'ai commencé à réfléchir sur plein de choses, et, on va pas se mentir, c'est parti un peu trop loin.
    Je n'arrêtais pas de réfléchir, me poser des questions, essayer de comprendre des choses qui n'en valait parfois vraiment pas la peine, genre pourquoi les gens m'emmerdent. (réponse : parce que ce sont des gamins. j'ai pas trouvé à l'époque)
    Donc il paraît que j'étais assez précoce à ce niveau-là, même si j'en ai pas l'impression.

    Du coup, mon monologue intérieur a commencé là et ne s'est pas arrêté.
    Je suis en permanence en monologue avec moi-même. Il paraît que c'est une caractéristique des introvertis. Je réfléchis, analyse et imagine des trucs sans interruption. Souvent des trucs débiles hein, on n'a pas des idées de génies tous les jours.
    Tout ça s'est amplifié avec internet qui permettait de répondre ou créer de nouvelles interrogations stupides. 
    Prenons un exemple d'un constat débile ayant suscité une réflexion débile hier soir grâce à internet.
    « Oh mon dieu, Balzac et Théophile Gautier ont la même tête ! \(*_*)/ »


    Balzac                                       Théophile Gautier
    C'en est suivie toute une réflexion sur cette ressemblance anormale puisque, à priori Gautier était plutôt le genre d'homme à appliquer la même esthétique sur son corps que sur ses poèmes, alors que Balzac, il était plutôt genre gros et pas à cheval sur sa propreté.
    (d'après je sais plus quel écrivain)
    (on s'en fout en fait)

    Ce genre de réflexions d'une profondeur insondée traverse mon cerveau tout le temps. Des fois c'est navrant. Des fois c'est cool.

     

    III. Autrui

     Bon, on va pas se mentir, les rapports sociaux c'est pas trop mon truc.
    Quoique je m'améliore, je galérais bien au début. Il faut dire qu'au collège, pour être accepté fallait être habillé mode, et je comprenais pas le concept d'acheter des fringues parce qu'une instance supérieure et indétronable te disait que c'était le must have de la saison. (cela dit je comprenais moyen le fait d'acheter des fringues tout court.)
    (enfin le concept du shopping. aujourd'hui encore, le concept des soldes m'échappe totalement)

    Ah oui tiens, j'ai un rapport à la consommation assez particulier.
    J'aime garder des trucs plusieurs années et je n'aime fondamentalement pas acheter. Alors quand j'achète, c'est toujours après avoir longtemps réfléchi. Et j'achète peu.

    Alors tu m'étonnes que quand pour être intégré fallait le gilet American Apparel mon cul et Abercombrie torse poil épilé, j'étais pas intégrée.
    Combinez cela au fait que j'avais de très bonnes notes, j'étais vue comme la boloss intello de service. 
    Et au fond, je faisais en sorte de garder ce statut, parce je n'avais surtout pas envie d'être assimilée à ces gens au cerveau taille pois chiche.
    Si bien que lorsque j'ai commencé à prendre de l'assurance (en troisième), j'étais juste l'intello cheloue un peu plus loin.

     

    De toute manière, encore aujourd'hui, je pars toujours du principe que les gens ne m'aiment pas.
    (ou me sont indifférents avec une pointe de mépris)
    Quand j'avais douze ou treize ans, des "amies" ont subitement commencé, sans véritable raison, à ne plus me parler et à vouloir pourrir ma réputation (qui était déjà inexistante ou mauvaise donc je vois pas ce qu'elles auraient pu faire de toute manière). Ça m'avait marquée à l'époque, j'ai subitement arrêté de donner ma confiance à quiconque et depuis je suis méfiante avec tout le monde.
    C'est con, hein. Des gamineries qui vous marquent à vie.
    Mais bon, je ne le vis pas mal, je suis habituée. Au moins lorsque vous apprenez que les gens vous apprécient, cela fait encore plus plaisir.

    IV. Identité

    Le deuxième tournant de ma vie, ce fut à quinze ans.
    Lorsque j'ai compris, à cette époque précise, qui j'étais.
    Depuis mes quinze ans je sais pleinement qui je suis, quelle est ma personnalité, je me comprends totalement. Et je vous assure, ça change totalement la vie.
    J'ai toujours été déterminée, mais depuis cet âge, j'ai beaucoup de combativité.

     

    Non parce qu'avant cela, je savais que je ne voulais pas être une pouf sans cerveau, mais je ne savais pas qui je voulais être vraiment.

    Je me sentais très bien, en seconde. C'est une des meilleures années de ma vie. Avoir conscience de qui on est, s'assumer aide beaucoup dans les rapports humains. Enfin, je n'étais toujours pas très sociable et moyennement acceptée, mais je me sentais bien.
    En fait, je me fous totalement de ce que les gens disent de moi.
    Vraiment.
    C'était pas évident au début, mais maintenant, vraiment, je m'en balance total. Tant que vous m'emmerdez pas, vous pouvez dire ce que vous voulez, et moi de même. Je n'ai aucun scrupule à parler des gens dans leur dos puisque j'accepte qu'ils fassent de même. En revanche pas d'hypocrisie, il faut que ce soit clair entre nous.

    Au fond, je ne me suis jamais sentie bizarre.
    J'entends par là, je ne suis pas goth, punk, lolita, fanatique, groupie ou quoi que ce soit que la société considère déviant.
    Je me sens assez normale.
    En revanche, on m'a bien fait comprendre depuis mon plus jeune âge que ce n'était pas le cas.
    Honnêtement, je ne sais pas pourquoi. Parce que l'écriture est ma raison de vivre ? parce que je réfléchis (il paraît) plus que le commun des mortels ? parce que je ne m'habillais pas en abercrombieconverse (collège) ou swaghipster (lycée) ? parce que je ne fume/bois/drogue pas par choix personnel ? parce que j'ai tendance à m'habiller en blanc cassé et noir avec plein de bagues (oui, j'avoue, c'est mon kiff perso quotidien) ? parce que je ne me crame pas les cheveux façon mainstream ? 
    (si c'est le cas, l'humanité est sacrément mal barrée)
    Je n'en sais rien.

    Je m'en fous un peu, j'ai quelques amis qui m'acceptent maintenant.


    (ceci est un message subliminal)

     

    V. Esthétique

    J'ai tendance à opposer la beauté lisse à la beauté fondée sur des particularités.
    La beauté lisse, c'est celle qui passe bien à la télé, sur les magazines et photoshop. La coquille vide quoi. Personne ne va dire que c'est moche, mais bon, faut pas se leurrer, ça ne procure aucune émotion.
    On m'a bien fait comprendre que je ne correspondait pas aux critères de beauté lisse. Entre autres ma chevelure v'voyez. Les cheveux vraiment très bouclés, ça passe pas bien à la télé. (à part les boucles synthétiques, là c'est propre, net, lisse). En plus je les porte très longs, le brun foncé contrastant fortement avec ma peau bien blanche pleine de grains de beauté.
    Je ne me cramerai ni la peau ni les cheveux ni me poserai des implants mammaires pour correspondre aux critères de beauté lisse (et fuck le système)
    Ce qui m'a valu, paradoxalement, à la fois des compliments et du mépris (parfois de la part de la même personne).

    J'ai bien les gens qui réussissent à mettre en valeur toutes leurs particularités physiques en exprimant fortement leur personnalité. Je trouve ça très beau. J'essaie de faire de même sur moi.
    Tout ne le monde n'est pas beau selon les critères de beauté lisse, mais chacun peut être beau particulièrement.

    Soyons honnêtes, la beauté lisse m'apporte souvent un cruel manque d'empathie envers qui s'en revêt.
    Il me semble que si on n'ose pas exprimer sa personnalité physiquement, soit on n'assume pas, soit on n'en a pas.


    Que ce soit dans la vie ou dans l'art de manière général, il me faut une adéquation entre le fond et la forme.
    En écriture, trop de style tue le style, et le manque de style est fatal.
    Beauté physique et identité.
    Adéquation.

    J'ai un faible pour les gens et les personnages qui ont une putain de classe imposant le respect.
    Mais j'ai cru comprendre que ma vision de la classe est un peu particulière.

     

    VI. Catégories

    Je suis incapable de me catégoriser.
    Vraiment.
    Parce que je ne me suis jamais sentie appartenir à un groupe.

    Que ce soient Japanfans, littéraires, scientifiques, intellectuels, anticonsuméristes, bobos, gauchistes ou quoi que ce soit dont on m'affuble ou dont je partage certaines idées.
    Je n'arrive pas à appartenir à une ou plusieurs catégories et c'est peut-être pour cela, fondamentalement, qu'on m'a jugé anormale.

    Enfin, moi ça ne me dérange pas, je vis très bien ainsi. 
    Mais ça peut être dangereux vis-à-vis de la société. L'harmonie et la compréhension de la société actuelle sont basés principalement sur le mode de consommation, et échapper aux catégories, c'est échapper au contrôle.
    Perso échapper au contrôle du monde de la pub et de la consommation m'amuse beaucoup.
    Mais socialement ça aide pas hein.


    Si on écoutait les critères des catégories, je ne serais pas vraiment une femme.
    Mais je ne serais pas non plus garçon manqué jemenfoutiste de l'apparence.
    Simulation.

    Je suis une meuf de base dans la mesure où :
    - je m'intéresse à ce que je porte
    - je me maquille tous les jours (les yeux)
    - je suis féministe
    - je passe des heures à m'épiler 

    Et c'est à peu près tout car je ne suis pas féminine dans la mesure où :
    - je ne fais jamais les soldes et fondamentalement j'aime pas faire du shopping
    - chercher/demander des conseils de mode/maquillage/épilation/vernis est pour moi une des pires perte de temps possible
    - j'ai en horreur les magazines/sites féminins (même Madmoizelle m'énerve), les trucs girly, roses, romantiques, à peu près tous les trucs communément considérés "de filles", les robes de mariées, les mariages, tout ce qui ressemble de près ou de loin à un gynécée des temps modernes
    - je ne vais jamais chez l'esthéticienne (perte de temps et d'énergie) 
    (il y en a plein d'autres)

    On en conclue quoi du coup ?

    Sérieusement, je ne fais pas ça pour le plaisir d'afficher ma "différence" (parce que je ne me sens pas différente de toute façon). Je sais très bien que ce serait vraiment plus simple socialement si je me sentais appartenir à une catégorie, ne serait-ce que si je me reconnaissais dans les codes du féminin ou de la jeunesse.
    Mais c'est pas le cas. Je fais avec.

    Et puis avec le temps j'ai rencontré deux trois personnes qui partagent les mêmes délires, et c'est génial.

     

    VII. Fascinations

    Repartons sur les problématiques de l'irréel.

    Je ne sais pas d'où ça sort, puisque j'ai toujours été parisienne, mais depuis mon plus jeune âge je suis fascinée par les paysages. Naturels, ou urbains-naturels. J'adore la photographie/dessin/construction3D de paysages. D'ailleurs il y a peu de temps je me suis remise grâce à mon reflex à la photographie de paysage (communément et pompeusement appelée le landscape).

    Et puis pour tout le reste, je ne suis pas fasciné par les vivants, voire même le vivant puisque la biologie ne m'intéresse pas.
    (whatunefillequifaitdessciencesautrequebio shockingshock)

    Enfin j'ai constaté ça puisqu'à peu près tous les artistes que j'admire sont morts depuis un siècle. (ou alors ne sont pas appréciés par le commun des mortels).
    En art, le réel vivant et concret ne m'intéresse pas.

    En sciences j'aime bien la géologie, parce qu'on parle de choses presque intemporelles dans lesquelles on se meut en permanence. Ça nous touche et en même temps, c'est éloigné de nous.

    J'aime la musique (j'en ai longtemps pratiqué), mais je n'aime pas en écouter tout le temps. D'une part parce que la musique est pour moi un instant (pas un fond sonore), et d'autre part, parce que c'est un des rares trucs qui m'empêchent de réfléchir.
    (Vous vous souvenez, le monologue permanent)

    Je pratique la danse moderne depuis très longtemps, et j'adore ça, notamment parce que c'est la chose qui me fait le mieux revenir dans le réel. Quand je danse, je me sens vraiment agir sur le réel tout en exprimant mes émotions.
    Et c'est sûrement le truc concret-ancré dans le réel pour lequel je suis le plus douée avec plus ou moins les études.
    (Pour moi, la part matérielle de l'écriture est insignifiante en comparaison à la part irréelle)
    (De même pour la réflexion)

    Et puis, je suis de plus en plus fascinée par le mouvement.
    Ou plutôt par la part irrationnelle du mouvement.
    J'aime bien la philo aussi.
    Alors quand on mélange tout ça…


    (cela donne souvent Maeterlinck)

     

    VIII. Paradoxes et inadéquations

    Soyons clairs.
    Malgré tout mon amour pour l'écriture et la littérature, je suis incapable de m'identifier à un personnage.
    (Ça m'est arrivé une ou deux fois, et c'était une horrible expérience)
    En même temps vu que je ne m'identifie déjà pas à des groupes …
    Un personnage n'a jamais rien à voir avec moi, c'est juste cool si on a des points communs (c'est rare).
    D'ailleurs, même quand j'étais petite, dans mes histoires volantes, ce n'était jamais moi que j'imaginais ; au mieux des personnages inventés me ressemblant. (enfin, en général ils étaient plus classes que moi)

    C'est peut-être pour cela que les trucs symboliques, oniriques et désincarnés ne me dérangent pas. Au contraire j'adore ça.
    Même dans mes propres histoires, il y a une grande distance entre moi et le personnage. Je suis en train de me rendre compte que je n'imagine jamais l'histoire (lue comme écrite) vue par les yeux du héros, mais toujours l'histoire de l'extérieur avec le héros qui s'active.
    (C'est peut-être la raison pour cette histoire de première personne Akwoo)

    J'ai une grande capacité d'imagination et d'abstraction me permettant d'écrire des récits symboliques comme de saisir les principes de philo ainsi que la géométrie vectorielle dans l'espace.

    Sinon je passe mon temps à observer. Quand la moitié de mon esprit est occupée à quelque chose, l'autre observe et écoute.
    Dans une salle de classe, ou un amphi, si je suis bien placée et que le cours n'est pas trop intense, j'observerais les comportements et les situations tout en prenant mes notes. Ou bien, lorsque je suis dehors, qu'une moitié réfléchie/imagine/peaufine des histoires, l'autre observe.
    C'est très intéressant.

    L'observation m'a permis de comprendre ou du moins théoriser certains principes qui n'existent pas naturellement dans ma tête.
    Prenons un exemple… Le mot mignon.
    Avec le temps et l'observation j'ai bien compris dans quelles situations on l'employait, ce qu'il désignait à priori, mais dans ma tête, sincèrement ça ne veut rien dire. Je ne l'utiliserais jamais naturellement, à part si c'est ironique, parce que ça n'a aucune signification pour moi.
    Il y en a plein d'autres. Mais j'ai tout théorisé en observant les gens, alors pas de soucis.

    Euh je crois que le mot romantique n'a aucun sens non plus dans mon cerveau. 
    Enfin, l'affection, le partage, le charisme, l'intérêt porté à l'autre, tout ça me semble important, mais "romantisme" implique une forme de dévouement total soumis (ou feint) non ? Je vois pas trop en quoi dîner avec vin, bougies et pétales de roses dispersés sur une nappe, lumière tamisée et musique d'ambiance favoriserait le sentiment amoureux. (quoiqu'une bougie qui brûle et un pétale qui tombe peuvent être des instants de grâce fascinants, mais ça n'a pas de rapport)
    Du coup j'ai deux hypothèses :
    - les centaines de milliards d'hommes et de femmes avant nous ont expérimenté les produits biochimiques favorisant la copulation et nous exploitons sans scrupules le fruit de leurs recherches derrière une théâtrale mise en scène *-*)/
    - la société donne des modèles pour que les gens aient des repères (ce qui n'est pas con en soi) et les gens poursuivent ces chimères ; car on ne leur a pas appris que l'amour peut créer lui-même et partout ses propres instants de grâce.

     

    À l'origine, je suis de nature sensible, mais j'ai appris au fur et à mesure à être indifférente à ce qui n'en valait pas la peine. Au final je ne suis pas très émotive, ou du moins je ne vous le montrerai pas. Je me protège toute seule de ce qui me fait du mal, car honnêtement, on peut vous aider, mais personne ne le fera jamais à votre place.
    Et de toute manière même si vous trouvez quelqu'un d'assez con pour le faire, au final vous ne dépasserez jamais le stade psychologique d'un gamin de six ans.
    Moi je suis nostalgique pour des trucs complètement débiles. Je me protège en évitant très soigneusement tout un tas de choses, exemples ;
    - raconter ma vie à tout ce qui ressemble de près ou de loin à un journal intime car ça me ferait trop mal de le relire plus tard
    - tout ce qui ressemble de près ou de loin à un "message à moi-même dans dix ans"
    - toute œuvre de fiction ayant pour intrigue quelque chose similaire à "machin(e) aime/est très ami(e) avec truc, seulement, la vie les a séparés. Dix ans plus tard, ils se retrouvent" (notamment quand ça donne l'impression qu'il/elle a vraiment eu une vie de merde pendant dix ans) 
    En fait ce dernier est ce que j'évite le plus.

    Le temps perdu m'angoisse.

    J'ai peur de me réveiller dans quelques années et ayant l'impression de n'avoir rien fait.
    D'avoir laissé tomber tout ce que j'ai entrepris pour des prétextes.
    Je ne veux pas perdre de temps. Je veux accomplir ce à quoi j'aspire le plus tôt possible.
    J'ai peur de la vacuité de l'existence.

    Pour cette raison j'évite également le cinéma indépendant américain. Il me semble que rien ne met plus cruellement en scène le vide psychologique et la vacuité.

     



    Je ne sais pas raconter des histoires à l'oral. D'ailleurs j'oublie de façon instantanée tout ce que je dis oralement .



    IX. Société

    Je n'aime pas qu'on me donne des ordres. De manière générale.
    Je suis très posée et pragmatique mais ne me cherchez pas. Il est très rare que je m'énerve, mais quand ça arrive, je suis sérieuse, et il paraît que je fais flipper.

    J'ai créé une carapace me préservant de toutes les agressions extérieures et c'est sûrement pour cela que j'ai parfois l'air insensible et stoïque. Ce n'est pas le cas en vrai, ça sert juste à limiter les dégâts.

    J'aspire à m'améliorer. Je me remets donc en question en permanence, je continue à réfléchir, à affiner mon jugement.  
    Si jamais je parviens à percer dans le milieu, je veux surtout surtout surtout surtout pas devenir un artiste/intellectuel égocentrique mégalomane. (genre BHL)
    On est tous pareils au final, nos vies tournent autour des mêmes problématiques nuancées à l'infini.

    Je veux aider. Ça me rendrait extrêmement d'y parvenir même si c'est insignifiant.
    Je ne sais pas si j'ai réussi à accepter les autres comme certains m'ont acceptée, je l'espère.
    Que votre théâtre mental soit peuplé de créatures mythologiques, de licornes roses ou de boyzband coréens ne me dérange pas, c'est très intéressant de savoir comment vous fonctionnez à partir du moment où vous avez une autonomie propre.
    (enfin les licornes m'énerveraient un peu, c'est trop mainstream)



     
     

    À l'origine, je suis plutôt du genre à fuir la confrontation avec la société, que je ne comprends pas totalement. Je me sens mal à l'aise ou éloignée de ces problématiques.
    La position de scientifique m'apparaissait intéressante car elle est très ancrée dans le réel et en même temps, elle échappe à la confrontation. La société va chercher le scientifique, pas l'inverse.

     

    Et puis soudain, il y a presque un an, j'ai eu un déclic.

    J'ai participé à un module de réflexion en bioéthique organisé par mon lycée. Autant préciser de suite que l'on n'était que six intéressés sur les trois cent élèves de la promo (alors même que cela permettait d'échapper aux cours de pastorale, c'est dire). Je passe sur les commentaires qu'on m'a fait à ce propos. J'étais attirée par le concept.
    J'ai confronté mon jugement, j'ai débattu avec des personnes très intelligentes de mon âge. Confronté sciences et société.
    Par ailleurs, la philosophie m'a beaucoup appris (malgré la prof catastrophique) ; les profondeurs atteignables de la réflexion humaine imposent humilité et respect.
    D'autre part, j'ai passé au moins dix oraux dans l'année, j'ai fini par gagner de l'assurance.

    Au moment où j'ai pris le micro dans l'amphithéâtre de la Journée publique de réflexion pour répondre aux questions d'André Comte-Sponville (célèbre philosophe, il est dans tous les livres de philo), je n'avais pas peur.
    J'ai répondu directement, sans aucune hésitation, de manière très claire et structurée, ce que je pensais. J'ai rajouté des éléments de réflexion à ce que disaient à leur tour les autres personnes du groupe. Sans n'avoir rien préparé.
    Quand j'ai passé mon dernier oral pour une option du bac, j'ai exposé mon truc sans aucune hésitation, j'ai réussi à donner volontairement l'impression que j'étais parfaitement en confiance et sûre de moi alors que ce n'était fondamentalement pas le cas.

    Il paraît que notre groupe était le plus intéressant de la Journée. Des personnes que je ne connaissais pas m'ont félicitée pour mes réponses.
    Et d'autre part j'ai eu dix-neuf à l'option histoire, ce qui m'a permis d'avoir la mention très bien au bac.

    Au moment où je suis sortie de cet oral parce que l'examinatrice n'avait rien à me demander, j'étais choquée d'être parvenue à paraître autant à l'aise. D'avoir aussi bien balancé mon truc.
    Au moment où je répondais aux questions du public et du comité, devant tout un auditorium, je me sentais bien.
    J'étais fière.

    À l'origine, je suis quelqu'un d'introverti, qui a du mal à l'oral. 
    Jeune, j'avais peur de ne pas réussir à m'adapter à la société et de finir dans une cabane au fond de la forêt.
    Jusqu'il y a un an, je me croyais encore incapable de plein de choses. On m'avait suggéré que j'étais anormale, perchée, que c'est pas comme ça que je m'intègrerai blablablabla. 
    Mais tout ça est faux.
    Je suis autant adaptée que n'importe qui, je peux vivre intègre comme je le désire.
    Je suis capable de débattre sur la scène d'un amphi bondé en disant des phrases intelligentes sans hésiter.

    Et pire.
    J'aime ça.

    Moi, l'introvertie qui échappait à la confrontation sociétale, qui s'évadait dans l'irréel.

     


    Le plus surprenant c'est qu'avec tout ça, j'ai fini par y prendre goût, à l'étude de la société. Je n'en reviens pas moi-même.
    Je me surprends moi-même.

    Et au fond, c'est un peu cela la cause de mes interrogations. Dès lors que cette société m'intéresse, que je suis capable de m'y confronter, en y prenant un certain plaisir, plus besoin de fuir quoi que ce soit.
    Je me sens fière.

     

     

    Je sais qui je suis, comment je fonctionne, ce que je veux. Je peux continuer à vivre intègre. Je veux continuer à continuer à vivre intègre.

    Il y a des gens qui m'acceptent, qui me soutiennent, avec qui je partage plein de choses.

    Je me sens capable de plein de choses. Je me sens entière, je me sens forte.

    Et cela me rend d'autant plus heureuse que je sais profondément que celle que j'étais à onze ans, ainsi que celle que j'étais à quinze, sont fières de ce que je suis devenue aujourd'hui, à dix-huit.

    C'est ma plus grande satisfaction.

     

    Eldalis Orlamonde


  • Commentaires

    1
    Samedi 13 Septembre 2014 à 17:48

    J'ai tout luuuuuuuuu m/
    Et c'est vraiment très intéressant :D
    Peut-être que si tu te relis, il y a certains endroits où il manque quelques mots, mais rien qui gène fondamentalement la compréhension.

    Ça c'était pour la forme, quant au contenu... J'avoue que face à tant de réflexion solide, j'ai peu à ajouter, et sincèrement je pense vraiment que mon commentaire ne servira à rien :') Mais j'avais envie de parler quand même.

    Je me rends compte qu'avoir des amis qui te connaissent et partagent une conception de vie proche de la tienne -ou du moins une conception de la vie un tant soit peu sortie du moule, avec une certaine distance et/ou réflexion- est très important. Je me rends compte aussi qu'on change, qu'on fait des erreurs, mais qu'elles ne sont pas fatales, loin de là. Mais qu'elles nous éloignent souvent des gens. Moi c'est en prenant cette distance-là avec des personnes que je considérais comme des amis 0que j'ai commencé à réfléchir un peu, et c'est pour ça que je me suis énormément retrouvée dans ton article : tu as posé des mots sur tous les grands concepts flous qui hantent mes nuits depuis plus d'un mois.

    Une chose qui ressort beaucoup de ton article aussi est l'assurance. Je ne sais pas si elle est récente, ancrée dans ta vie et dans ton origine, mais elle se ressent dans chacun de tes mots. C'est à la fois impressionnant, de voir que tu sembles te connaître si bien, et assumer sans problème ce que tu es, et dans le même temps, ça te donne un ton parfois à la limite de l'agressivité. Ce n'est pas négatif, attention ! Un fois que l'on relie cette vision que tu as de toi à celle que tu as de la société, on comprend que c'est plus la distance qui ressort. (je suis désolée, je ne pense pas que ce soit très très clair, mais je te promets, après moult essai, c'est le meilleur pour essayer de transcrire mon gloubiboulga d'avis sur cet article x)
    Ah oui, un point qui m'a étonnée, c'est celui sur les journaux intimes ! J'ai trouvé ta vision sur ces cahiers à souvenirs très surprenante, mais je crois que je comprends, un peu.

    Dans tous les cas, se connaître est vraiment une belle chose, et vouloir rester intègre, un rêve que je te souhaite de réaliser.
    J'espère que tu trouveras ce que tu voudras faire plus tard, mais vu comme tu es partie, je ne me fais pas de soucis ;)

    2
    Samedi 13 Septembre 2014 à 17:49

    Ah oui ! Ce que j'ai oublié de te demander aussi, c'est le pourquoi du titre de ton article :D
    (désolée pour le doublon :')

    3
    Vendredi 19 Septembre 2014 à 21:51

    Merci beaucoup :)

    Euh oui c'est fort probable qu'il manque quelques mots, c'est peut-être même volontaire, j'aime bien écrire en langage oral de temps en temps. Les constructions linguistiques que l'on créé pour le langage familier me fascinent, il me semble qu'il y a là-dedans une forme de création exprimant parfois mieux l'émotion, l'ironie, la critique… 

    C'est vrai, tout cela nous éloigne souvent des gens. C'est important effectivement d'avoir des gens qui te connaissent, mais ce n'est pas indispensable qu'ils pensent comme toi. J'entends par là que la distance compte plus que les similarités. Par exemple mon amie la plus proche ne pense pas du tout comme moi ; de plus elle est par ses origines reliée à des codes sociaux et culturels différents. Mais ayant de fait toutes les deux une certaine distance aux "codes de la jeunesse francoparisienne" (pour résumer), on s'accepte et on s'entend très bien. Et on déconne beaucoup à notre manière propre x)

    Contente si mon article a pu t'aider à identifier tes interrogations, il aura au moins servi à quelqu'un d'autre xD
    Je comprends ta situation, c'est assez difficile à vivre mais en même temps nécessaire. 
    (juste par curiosité, quels sont les concepts en question ?)

    L'assurance n'est absolument pas naturelle chez moi, mais avec le temps, j'ai difficilement réussi à en acquérir un peu. En fait, se connaître, assumer et avoir de l'assurance sont tous très liés.
    Je comprends ce que tu veux dire :)
    Et je comprends aussi que le coup des journaux intimes soit surprenant. En plus de la dimension nostalgique, je crois que chez moi écrire sa vie pour seul destinataire soi-même est assez pernicieux. Mais ce n'est pas le cas pour tout le monde, enfin j'imagine.

    Merci beaucoup pour tes encouragements :) Vraiment, je suis heureuse si mon article a pu t'aider.


    Quant au titre, euh… Maeterlinck (pour changer) a nommé sa dernière demeure Orlamonde. Ce type de nom revient souvent dans ces pièces (Ysselmonde, Allemonde). D'ailleurs, presque tous les noms qu'il a donné, aux personnages comme aux lieux, sont basés sur ces consonances en [l], ce qui donne une sensation de fluidité, d'eau, d'irréel. Un analyste avait interprété orlamonde comme "hors du monde".
    J'aime énormément ce nom.
    Donc, à force de m'inscrire sur des sites demandant nom et prénom, j'ai fini par écrire Eldalis Orlamonde x)
    C'est en quelque sorte une prolongation de mon pseudonyme.

    4
    Samedi 20 Septembre 2014 à 19:23

    J'ai aussi tout lu! :D

    Et je te l'avoue aussi sans problème, je n'ai rien de constructif à rajouter, si ce n'est que j'envie ton assurance, ou en tout cas la fierté que tu as à 'être et à revendiquer ce que tu es aujourd'hui. J'espère pouvoir un jour ressentir la même chose. :)

    La gif HxH m'a fait rire! C'te Kurapika's troll face! xD Et j'adore tes hypothèses sur le romantisme. C'est tellement ça.

    5
    Mardi 23 Septembre 2014 à 21:25

    Merci ! :D

    Contente que tu partages mon point de vue à ce propos, on m'a souvent taxée de "grosse blasée de la vie" à cause de ça.
    De toute façon, on m'a souvent traitée de blasée de manière générale. 
    Ce qui est faux, les vrais blasés c'étaient les gosses de riches " hipster " de mon lycée qui te disaient que, tuvois, la société ctrodlamerd et dont la rébellion se résumait à se bourrer la gueule et fumer des joints. (habituellement on trouve plutôt ce type d'individus en fac, mais ils s'entraînaient en prévoyance u_u) Encore que, chez eux l'air blasé était superficiel, ne servant qu'à se donner un style darktourmenté. Assez pitoyable, mais passons sur ces considérations personnelles u_n

    Ce gif est génial, ça faisait longtemps que j'avais envie de le caser quelque part xD Tu as reconnu le cosplay aussi ? :)

    Je te souhaite de parvenir à te sentir fière de ce que tu es. Je crois qu'il est important de ne pas regretter ses choix, de toujours réfléchir par soi-même, sans se laisser influencer que ce soit par la masse ou par les minorités. Et puis, j'ai remarqué récemment que comprendre le monde qui nous entoure aide beaucoup à se comprendre soi-même, paradoxalement. 

    6
    Dimanche 5 Octobre 2014 à 17:08

    Tiens, c'est là que je me rends compte qu'on a quelques points communs, quand même. o: Bon, après; j'ai envie de dire, on a tous des problèmes qui se rapprochent plus ou moins de la société (car ton article concerne pas mal cette dernière wiwi), comme tu dis. Mais quand même, wah, on se ressemble sur beaucoup de points de l'article. Je veux dire, les choses qu'on a traversées sont vachement similaires, et même certaines pensées. Ensuite, chaque problématique est similaire, et nuancée en fonction de notre propre vérité, pour te citer. 

    C'était très intéressant de découvrir une partie de ta manière de penser, en tout cas. Que tu racontes ta vie ne serait pas quelque chose qui me dérangerait, enfin, il faut dire que je m'intéresse à beaucoup de choses, mais la tienne me semble particulièrement intéressante. Tu as l'air pleine de sagesse et de philosophie, et j'adoreeee ça. Comment cela pourrait ne pas être intéressant ? 

    7
    Samedi 11 Octobre 2014 à 17:58

    Merci beaucoup pour les compliments x)  Tu sais ma vie n'est pas plus intéressante que celle de n'importe qui de mon âge. Par ailleurs tout ce que j'explique ici n'est pas visible au premier abord lorsqu'on me rencontre, même si je ne mens pas sur moi et essaie dans la mesure du possible de ne pas cacher ce que je suis.
    Il existe souvent des gens très intelligents ou très intéressants autour de nous, mais il est difficile de s'en rendre compte. 
    Juste pour l'exemple, j'ai une amie qui était dans le même collège-lycée que moi, et pendant sept ans nous n'étions rien de plus que de "très lointaines vagues connaissances avec quelques amis en commun" (en gros). Jusqu'à ce qu'on découvre, en fin de terminale seulement, qu'on avait énormément de points communs et qu'on s'entendait super bien. Sauf que, c'est vrai, comme ça, de visu, on ne dirait absolument pas que c'est le cas xD
    Tout ça pour dire que.. euh où je voulais en venir déjà e_ê (fatiguée) 
    Enfin, il faut beaucoup d'ouverture pour reconnaître les gens qui nous ressemblent et on se goure souvent dans nos jugements de valeurs hâtifs. (l'inverse est également vrai, on croit parfois que certaines personnes sont intéressantes alors que non n_n)

    Je n'aime pas trop raconter ma vie, déjà pour la ressemblance avec le principe du journal intime (et la nostalgie qui en résulte n_n). D'autre part, ceux qui racontent leurs vies sur leurs blogs le font généralement soit de manière humoristique, soit pour s'en plaindre. Je ne sais pas écrire de l'humour. Et je préfère ne pas commencer à me plaindre (surtout qu'en ce moment c'est pas la joie).
    Bref je préfère raconter mes réflexions, c'est plus constructif xD

    Mon article tourne beaucoup autour de la société, c'est vrai, mais je voulais aussi montrer qu'il n'y a pas de fatalité par rapport à cela. Même les "anormaux"/"marginaux"/"bizarres" peuvent vivre pleinement sans mentir.
    Oui j'ai également l'impression qu'on a des points communs, bien que je ne te connaisse pas très bien :) 

    8
    Vendredi 17 Octobre 2014 à 07:50

    J'ai tout lu aussiiiiiii n_n

    Cest super intéressant de voir ton parcours, et l'assurance avec laquelle tu nous balances tout ça ^^

    9
    Samedi 18 Octobre 2014 à 22:33

    Merci :D

    En réalité cette assurance est assez malmenée ces derniers temps, mais cela m'aide d'avoir pu la cristalliser ici au bon moment :)

    10
    Mamabrunette
    Dimanche 8 Mai 2016 à 22:14

    Bonsoir Eldalis.

    je suis tombée par hasard sur ton blog, mais comme il n'y a pas de hasard ...

    C'est drôle, j'ai 37 ans et j'ai l'impression de m'être lue à ton âge (je te tutoie non par familiarité mais parce que tu m'as touchée). Ton écriture et tes réflexions sont un mélange de force, de sensibilité, de profondeur et aussi d'innocence, de candeur.

    La vie, les autres et les événements vont t'apprendre encore énormément de choses sur toi même. Surtout apprends à te protéger et à te préserver, tu comprendras que c'est aussi comme cela que tu progresseras.

    J'imagine que tu dois lire beaucoup et te ressourcer dans la nature, si c'est le cas, je t'invite à continuer pour t'inspirer et te retrouver quand tu seras perdue parfois.

    Enfin, si je peux me permettre, je te conseille de lire en parallèle de livres qui te plaisent, "Je pense trop" et "Je pense mieux" de Petitcollin, ca se lit très vite, mais tu comprendras sûrement comment une part de toi fonctionne et pourquoi tu peux te sentir parfois différente des autres.

    Bravo pour ton blog et surtout, garde un jardin secret,

    je te souhaite un beau chemin de vie.

    C.

     

     

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