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    L’examen du lexique administratif et de ses néologismes découvre l’hégémonie de l’urbain. Région urbaine, communauté urbaine, district urbain …, ces nouvelles entités disent assez l’effacement de la ville et de l’anachronisme de « commune », « village », « cité » : autant de termes qui, bientôt, ne renverront plus qu’à l’histoire ou à des nostalgies lourdes de sens. Car ces mots désuets nous rappellent aussi l'incontournable réalité de notre condition naturelle, animale, le fait que, quelles que soient l'immatérialité, l'abstraction, la multiplicité des relations que les urbains entretiennent entre eux à travers la planète, ils sont, nous sommes, malgré nous, jetés dans l'espace et contraints d'y vivre et d'y séjourner quelque part. Mais où et comment ?

     

     

     

     

    Mais il ne faut pas se leurrer. La ville européenne ne deviendra pas "Collage City". Elle ne peut plus être un objet qui juxtapose un style nouveau à ceux du passé. Elle ne survivra que sous forme de fragments, immergés dans la marée de l'urbain, phares et balises d'un chemin à inventer. 

     

     

     

    « Le règne de l'urbain et la mort de la ville » in Pour une anthropologie de l'espace, Françoise Choay.

     

     

     

     

    La mort de la ville

     


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    « L'horizon est dans les yeux et non dans la réalité »

     

    Angel Ganivet

     


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    J’ai rêvé d’une chose entre deux mondes
    J’étais malade tout le jour durant
    Dans mon rêve la maladie infiltrait ma vision
    Rendant vague et divague le monde tout autour
    N’étant plus devenu que douleur
    Dans mes souvenirs
    Troublés



    Le passé semblait fait d’un même bloc douloureux
    Où plus rien ne se distinguait
    Bloc de béton parpaing de mes pensées
    Attendant de son écroulement le signal
    Donné par un souffle
    Que je ne saurais nommer


    Tentant d’échapper à mon corps ralenti par la maladie mon esprit essayait de s’envoler
    Quelque part sans destination pourvu qu’il s’échappe du cauchemar où il semblait voué à
    Demeurer
    Mon esprit tenta l’échappatoire.





    Il arriva sur une plaine étendue sous l’horizon près d’arbres sombres
    Où se cultivent des idées anciennes
    Oubliées

    De temps en temps

    Les espoirs se répandent sur le sol plein de rêves
    Dans la terre
    Enfoncés

     

     

     

    11 février, 12 février et 4 mars. 


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    «  Les commencements ont des charmes inexprimables   »

     

    Molière

     


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