• Regarde …

     

     

    « Regarde, Yuuki, regarde le vent ...
       Regarde, regarde les feuilles qui volent ...
       Regarde, regarde-les qui se heurtent ...
       Regarde-les, Yuuki, regarde-les s'évanouir au sol et demeurer à jamais plus près de la Mort ...
       Regarde bien, Yuuki, regarde bien ... »





    « ... Mais pourquoi ?  »





    « Regarde, Yuuki, regarde ... C'est une métaphore de ton existence prochaine. Tu sais, Yuuki, tu sais ... 
    Aujourd'hui tu es choyée, protégée par de grands murs solides, mais qui sait demain ... Un jour, tu devras te détacher de tout cela ... Penses-y, Yuuki, penses-y ... Un jour tu t'envoleras, loin, loin ... Vers la liberté, ou quelque chose y approchant ... La liberté, Yuuki, la liberté ... Tu seras heureuse, Yuuki, heureuse ... Heureuse ...

      Mais aussitôt ton bonheur passé, tu verras, Yuuki, tu verras ... Ce sera bientôt fini, bientôt ... Un jour tu tomberas, un jour ... Et ce sera la fin. La fin, Yuuki, la fin ... »





    « ... »





    « Yuuki ? »





    « ... »





    « Pourquoi tu pleures ? »




     

     

    Regarde …

     

     

    Alors là il s'agit d'un TRÈS TRÈS vieux texte, puisqu'il date d'Août 2009 (j'avais 13 ans !). À l'époque pourtant, j'écrivais mal, je faisais beaucoup d'erreurs d'expression, mes histoires étaient bancales ; mais je ne sais pas pourquoi, ce jour-là j'étais très inspirée, et j'ai pondu ça. C'est pourquoi je considère que c'est mon premier texte vraiment réussi (au niveau du style en tous cas). En réalité, l'histoire et la réflexion ne sont ni extraordinaires ni originales ; mais j'avais beaucoup travaillé sur le rythme et les sonorités. Un moyen d'interprétation est le sens du prénom (japonais) Yuuki — à l'époque j'avais lu sur un site qu'il signifiait "petite princesse". Bon, plusieurs années après, ma correspondante japonaise m'a dit que ça signifiait davantage "gentille princesse", donc c'est un peu différent. 

    L'image a été retouchée par moi à la même période. (l'intérieur de l'œil). La photo originale peut se trouver un peu n'importe où sur internet.

    Je vais vous confier un petit secret d'écriture (qui va certainement décevoir x)… Ce texte n'est pas tombé sur ma tête comme le Saint Chrême, il a été quelque peu inspiré par le texte de la quatrième de couverture du roman Azilis de Valérie Guinot (que je lisais à l'époque), texte lisible ici. Et oui. 


  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :