« Les forêts, assises sur les gradins de l'amphithéâtre des montagnes, dans leur grande toilette sacerdotale, n'osaient plus bouger. Cette virtuosité de beauté hypnotisait comme l'œil des serpents ou le sang des oies sauvages sur la neige. Et, tout le long des routes qui montaient et descendaient vers elle, s'alignait la procession des érables ensanglantés comme des bouchers. »
Giono, Un roi sans divertissement.
Cette phrase fait partie de ce que je devais apprendre par cœur pour mon oral de français. Curieusement, c'est précisement ce qui m'est venu à l'esprit en voyant les montagnes de Crète, le jour où j'ai pris cette photo.
J'adore ce bouquin, il n'est constitué que de phrases de ce type x)